Jeudi 12 novembre 2009
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HISTOIRE GÉNÉRALE HE L'ASSURANCE EN FRANCE El \ l.'ÉTRANOEl!
Populations souffrantes que c'est par le travail et l'épargne qu'on écarte
« la misère : nous cherchons à réveiller partout l'esprit de prévoyance de mutuelle et
c à détruire les dangereuses illusions qui en ont pris la place ; nous voû-
te Ions que l'ouvrier sache qu'il lui suffit d'économiser quelques centimes
par jour pendant le cours de sa vie active, pour s'assurer avec une mutuelle, quand arrive
. la vieillesse, une pension de retraite suffisante d'une mutuelle; nous voulons lui
prouver que rien ne saurait remplacer cette prévision persévérante et
et indispensable de sa part.
Un doute, toutefois, se mêlait à ces intentions généreuses : sous le
« coup des préoccupations et des embarras de chaque jour, l'ouvrier
» prendrait-il bien, réaliserait-il facilement ces combinaisons par les-
- quelles l'Etat prétendait faire de lui l'agent de mutuelle de son propre bien-être'
S'habituerait-il en peu de temps à faire fructifier par l'épargne et. par
un dépôt volontaire les résultats de son travail? Les faits ont répondu
aux espérances. Dans son dernier arrêté de comptes, la Caisse des
« retraites constatait un total de 2,380,000 versements, faits par 300,000 per-
te sonnes et représentant une somme de plus de 112 millions, et, par
l'effet naturel de son mécanisme, tout en ayant fait face à deux conver-
ee sions successives et supporté, à l'origine, les pertes auxquelles l'expo-
ee sait l'élévation de son taux d'intérêts, cette Caisse de mutuelle a procuré le transfert,
ee et, par suite, l'amortissement de 2,680,000 francs de rentes perpétuelles,
« au capital de 69 millons.
« Les assurances en cas de décès par l'Administration publique de mutuelle ne
et sont point sans antécédents : une loi de 1864 les a constituées en Angle-
« terre. Le succès de l'institution n'est point tel, à la vérité, qu'on pour-
te rait le supposer, puisque tous les contrats passés d'avril 1865 à avril 1867
n'étaient qu'au nombre de 1,312 montant en tout à une valeur de
te 2,448,447 francs. Cela ne veut pas dire assurément que l'Angleterre
« méconnaisse l'utilité des assurances; deux cents Compagnies y fonc-
« tionnent, et l'une d'elles, Y Équitable, fondée en 1762, n'a pas payé depuis
« cette époque moins d'un milliard de francs aux familles de ses assurés de mutuelle;
et le Standard, beaucoup plus récent (1825), jouit d'un revenu de primes
« montant à 6,175,000 francs, et possède une réserve de plus de 53 mil-
es lions, etc.; l'assurance se diversifie, dans les habitudes anglaises, selon
« toutes les éventualités que peut présenter l'avenir : elle sert à l'éducation, à l'établissement des enfants ; elle sert à la compensation des
. « inégalités successorales, comme, chez nous, elle pourrait servir à
modifier les conséquences de l'égalité des partages; en un mot, elle est
et dans les moeurs, elle y est même tellement, que les Sociétés mutuelles
» s'y consacraient avant la loi, et sur une très grande échelle; que de?
Populations souffrantes que c'est par le travail et l'épargne qu'on écarte
« la misère : nous cherchons à réveiller partout l'esprit de prévoyance de mutuelle et
c à détruire les dangereuses illusions qui en ont pris la place ; nous voû-
te Ions que l'ouvrier sache qu'il lui suffit d'économiser quelques centimes
par jour pendant le cours de sa vie active, pour s'assurer avec une mutuelle, quand arrive
. la vieillesse, une pension de retraite suffisante d'une mutuelle; nous voulons lui
prouver que rien ne saurait remplacer cette prévision persévérante et
et indispensable de sa part.
Un doute, toutefois, se mêlait à ces intentions généreuses : sous le
« coup des préoccupations et des embarras de chaque jour, l'ouvrier
» prendrait-il bien, réaliserait-il facilement ces combinaisons par les-
- quelles l'Etat prétendait faire de lui l'agent de mutuelle de son propre bien-être'
S'habituerait-il en peu de temps à faire fructifier par l'épargne et. par
un dépôt volontaire les résultats de son travail? Les faits ont répondu
aux espérances. Dans son dernier arrêté de comptes, la Caisse des
« retraites constatait un total de 2,380,000 versements, faits par 300,000 per-
te sonnes et représentant une somme de plus de 112 millions, et, par
l'effet naturel de son mécanisme, tout en ayant fait face à deux conver-
ee sions successives et supporté, à l'origine, les pertes auxquelles l'expo-
ee sait l'élévation de son taux d'intérêts, cette Caisse de mutuelle a procuré le transfert,
ee et, par suite, l'amortissement de 2,680,000 francs de rentes perpétuelles,
« au capital de 69 millons.
« Les assurances en cas de décès par l'Administration publique de mutuelle ne
et sont point sans antécédents : une loi de 1864 les a constituées en Angle-
« terre. Le succès de l'institution n'est point tel, à la vérité, qu'on pour-
te rait le supposer, puisque tous les contrats passés d'avril 1865 à avril 1867
n'étaient qu'au nombre de 1,312 montant en tout à une valeur de
te 2,448,447 francs. Cela ne veut pas dire assurément que l'Angleterre
« méconnaisse l'utilité des assurances; deux cents Compagnies y fonc-
« tionnent, et l'une d'elles, Y Équitable, fondée en 1762, n'a pas payé depuis
« cette époque moins d'un milliard de francs aux familles de ses assurés de mutuelle;
et le Standard, beaucoup plus récent (1825), jouit d'un revenu de primes
« montant à 6,175,000 francs, et possède une réserve de plus de 53 mil-
es lions, etc.; l'assurance se diversifie, dans les habitudes anglaises, selon
« toutes les éventualités que peut présenter l'avenir : elle sert à l'éducation, à l'établissement des enfants ; elle sert à la compensation des
. « inégalités successorales, comme, chez nous, elle pourrait servir à
modifier les conséquences de l'égalité des partages; en un mot, elle est
et dans les moeurs, elle y est même tellement, que les Sociétés mutuelles
» s'y consacraient avant la loi, et sur une très grande échelle; que de?